Santiago à Valparaiso

     Sachant ce que je sais maintenant, il serait VRAIMENT utile d’avoir un téléphone.  Je crois bien qu’on va se procurer une carte sim dès cet après-midi pour notre dernière semaine au Chili.  Vous serez d’accord avec moi après avoir lu mon article.

 

     Nous sommes donc à l’aéroport de Calama, dans la zone wi-fi.  On y découvre alors que notre logis sur booking.com n’est plus disponible.  Zut….on arrive dans 2 heures à Santiago et il sera 1h du matin, on a besoin de réserver une chambre et vite!  On réserve donc à gros prix dans un genre d’Hilton, le City Express tout près de l’aéroport, déjeuner inclus!  On s’est empiffrés le matin venu car on n'avait pas proprement dîné ni soupé la veille.  

     On a ensuite trouvé un autre logis pour les 2 autres nuits à Santiago et on a déniché un petit appart chez Nancy, en plein centre-ville.  On a pris un bus avec nos gros sac à dos vers le centre, ayant planifié une petite marche qui s’est transformée en 1.5h de marche finalement, on s’est un peu perdu!  Les filles n’ont pas bronché, elles ont suivi bravement!  Nancy nous attendait encore quand on a finalement trouvé le bon édifice sur la rue Ovalle.  Elle croyait que nous ne viendrions pas et a dit qu’on avait besoin d'un téléphone et de Whatsap…  Elle a raison!  Crevés, courbaturés (c’est lourd 30 livres sur le dos) mais avec un toit au-dessus de nos têtes, on s’est installé dans le mini-appart.  Pascal, Laure et moi sommes allés faire les courses pour le souper tandis que Maéva et Gaëlle faisaient des devoirs.  En chemin on a trouvé une librairie française et on a pu enfin acheter un roman à Laure.  On en cherchait un depuis le Pérou mais évidemment ils étaient tous en espagnol.  

 

En route vers l'aéroport de Calama, nos bagages dans la boîte du camion loué.

On est un peu à l'étroit chez Nancy mais elle possède un laveuse, qui, même si on a du la transporter jusqu'au lavabo de la cuisine pour l'utiliser, a été vraiment utile, comme le démontre les cordes à linge un peu partout dans l'appartement.  Les filles en train d'étudier.

Le lendemain, promenade au centre-ville de Santiago, au parc de la colline Santa-Lucia ainsi que dans l’immense parc de la colline San Cristobal, où il y a un funiculaire (et j’haïs les funiculaires : monter une montagne abrupte dans un morceau de ferraille tiré par un fil, j’ai peur!!!), un téléphérique, un zoo et le sanctuaire de la conception immaculée que le pape visitera en 2018.  Il y a aussi plein de pistes de vélo de montagne, des jardins et quelques églises.  On a goûté des noix confites (chaudes, au sucre, miam!) et aux empanadas du coin…on a pas encore trouvé d’empanadas à la hauteur de ceux de ma belle-maman vénézuelienne Teresa, mais on a mangé des salteñas à Uyuni en Bolivie, qui étaient délicieuses (chausson frit fourré à la viande, au fromage, aux oeufs et aux légumes).  On a passé une partie de la soirée à regarder CNN et les dégâts d’Irma dans les Caraïbes et les Floridiens se préparer au pire.  Laure nous a demandé si le Chili risquait d’être touché par Irma ; une bonne occasion de faire un peu de géographie tout en la rassurant. 

En marchant dans la ville de Santiago

Le fameux funiculaire.  Suis-je en train de transmettre ma peur à Lolo?  Elle est bonne comédienne!

Pascal et la vierge \  Un casse-croûte Westfalia pour mes amis amateurs \ Le plus haut gratte-ciel d'Amérique du sud, le Gran Torre Santiago, 300 mètres \  Le téléphérique du parc San Cristobal \  Maéva  et ses prouesses au parc.

     Le lendemain, “petite” marche de 4 km avec nos kilos sur le dos vers le terminus : on prend un bus pour Valparaiso, ville déclarée patrimoine mondial par l’Unesco.  Sise sur le bord du Pacifique, c’est une ville splendide.  Le centre historique est au niveau de la mer et 44 collines  de maisons multicolores l’entourent, ainsi que 15 funiculaires, certains datant d’aussi loin que 1883 et ayant déjà fonctionnés à la vapeur….non merci pour moi!  Donc, arrivés à Valparaiso, on marche vers notre auberge, toujours avec nos kilos sur le dos (Gaëlle qui me disait vouloir faire du cardio pour conserver sa forme physique de joueuse de hockey/basket/soccer, elle sera servie!) qui est à 4,8km…on s’en croit bien capable puisque le matin on a facilement marché 4km pour se rendre au terminus.  Le hic, c’est la colline.  L’auberge se trouve au sommet de l’une des 44 collines entourant la ville et la moitié de la distance de marche se fait sur une pente qui frôle le 90 °!  En plus, on se perd dans le dédale des rues sinueuses, ayant une carte de la ville dans les mains!  On demande à quelques résidents s’ils connaissent cet “Hostal Napoli” et finalement, on y est presque!  Par contre, aucune enseigne, mauvaise adresse et portail verrouillé sans sonnette….  On dépose nos sacs près du portail et Pascal part voir autour s’il n’y a pas une autre entrée.  Une dame ouvre alors le portail, nous disant qu’elle nous attendait et qu'il nous faudrait un téléphone (tiens donc!).  On lui explique que l’adresse annoncée sur le site internet n’est pas la même.  Elle n’en sait rien mais elle a une chambre pour nous alors on entre dans ce petit oasis de 2 étages avec vue sur l’océan.

 

Le chouette appart de Rébecca avec vue sur l'océan Pacifique dans lequel on s'est fait de bonnes crêpes au sucre et à la lime.

Une des nombreuses rues menant au logis sur la colline et 2 funiculaires.

     Aujourd’hui dimanche, 10 septembre (bonne fête à mon filleulFred!), on visite la ville.  Le bord de l’eau, l’immense port commercial et les belles rues colorées, étroites et sinueuses du centre-ville.  Malheureusement, la ville est très sale.  Des déchets, bouteilles cassées et cacas de chien parsèment ses rues.  Il y a aussi des quartiers moins sûrs, ce qu’on a découvert à nos dépens en essayant de trouver un raccourci pour revenir à l’auberge.  Des automobilistes et un chauffeur d’autobus nous on demandé où on allait, nous disant que le quartier était “malo”.  Un bon samaritain nous a même donné un lift!  On a roulé environ 1 km avec lui et le quartier dangereux était passé.  Il fallait le savoir!  On est retourné à l’auberge, on s’est cuisiné un bon souper et on a dormi comme des loirs.

     2e et dernière journée à “Valpo” comme disent les locaux, on repart demain matin.  Petite promenade au bord de l’eau, on a trouvé la plage publique qui semble abandonnée, elle a connu de meilleurs jours.  Il vente, il fait froid (15°), pas le goût de se baigner, on a même pas touché à l’eau.  On s’est bien assuré de rester sur les grandes artères, même si le quartier où on loge est dit sécuritaire.  Après notre expérience d’hier, on est prudent.  On a plutôt hâte de retourner à Santiago avec son centre-ville bourdonnant, propre et très sécuritaire.  Valparaiso nous a déçu.  Elle a tellement de potentiel cette ville mais comme le dit notre hôte Rébecca, les élus n’en ont rien à foutre, se mettent de l’argent plein les poches et laisse la ville dépérir.

On voit des oeuvres d'art partout dans les rues de Valparaiso, on a même pu voir un grafitteur en pleine action!

Valparaiso

Fleurs sauvages aperçues pendant notre promenade à Valpo

Un parc d'exercice comme en trouve partout au Chili, celui-ci avec vue sur l'océan

Promenade sur le bord de l'eau.  Gaëlle a hâte de goûter aux churros fourrés au dulce de leche \ La ville au loin \ Un faucon en vol \ Bateau de pêcheur

     Notre retour à Santiago ne s’est pas passé comme prévu.  On avait réservé un appartement sur airbnb avec Patricio 2 jours auparavant et on connaissait le chemin pour s’y rendre.  On devait demander la clé à la concierge de l’édifice en arrivant.  Elle n’a pas la clé, nous dit que l’appartement est occupé.  Elle appelle même Patricio, pas de réponse.  On va alors au Mc Do à côté avec tous nos bagages car il y a supposément du wi-fi…qui ne marche pas.  On commande quelques trucs pour rester là tandis que Pascal part, tablette sous le bras, à la recherche d’un commerce avec wi-fi fonctionnel.  Les frites ont le même goût ici que chez-nous et les Sundays sont au dulce de leche, ben meilleur que notre caramel au sucre!  Pascal revient bredouille 45 minutes plus tard mais avec une recommandation de la concierge pour un autre appartement à louer, celui d’une dame nommée Élisabeth.  Maéva et moi on repart, tablette sous le bras et adresse d’Élisabeth : on cherche du wi-fi pour éclaircir la situation avec Patricio ou on va voir Élisabeth pour louer son appart.  On trouve un Starbucks avec, paraît-il, du wi-fi.  Le mot de passe se trouve sur la facture et la file d’attente est longue et lente.  Je demande à Maéva d’essayer le mot de passe “starbucks”, au cas-où… mais non.  On va voir Élisabeth d’abord, qui se trouve être une vraiment aidante et gentille dame au débit lent (donc plus facile à comprendre).  Son appart est propre, full équipé et elle me dit qu’il coûte 45 la nuit.  45 pour moi c’est en dollars, comparé aux 37$ de Patricio, encore inaccessible, on le prend.  Elle me laisse la clé, on paiera plus tard puisque la banque est au Mc Do (Pascal).  On rappatrie la famille et les sacs et on marche vers l’appart d’Élisabeth, tout en faisant un arrêt au Starbucks pour annuler la réservation de Patricio.  (Le mot de passe était “Starbucks” avec un “S” majuscule!)  On découvre alors que Patricio nous a envoyé plusieurs messages pendant la journée pour nous dire que l’appart n’était plus disponible mais qu’il en avait un autre pour nous.  Trop tard, on demande un remboursement puisqu’on a trouvé ailleurs.  Il accepte et hop, on va chez Élisabeth, mais, surprise, le prix n’est pas en dollars mais en peso chiliens, ce qui fait qu’une nuit nous coûte le double.  On ne peut pas se le permettre alors retour à la case départ 😑.  Elle est heureusement très compréhensive et nous dit de prendre notre temps pour trouver et de lui rapporter la clé ensuite, quelle gentille dame!  On prend donc quelques minutes pour ré-écrire à Patricio à partir de l’appart d’Élisabeth, qui a le wi-fi.  On est arrivé à Santiago vers 14h, il est maintenant 19h, ouf!  15 minutes plus tard, il nous répond qu’il a un appart pour nous à 5 minutes de marche d’où on se trouve.  On repacte tout, on repart.  L’appart est beaucoup moins cher mais beaucoup moins équipé et beaucoup moins propre.  Il y a de l’eau chaude, du chauffage, une télé, on sera correct, même sans téléphone...

     Aujourd’hui mercredi le 13 septembre, je ne peux croire qu’on est parti depuis 4 semaines déjà!  Direction Punta Arenas demain vers le sud du Chili.  Sud ici est synonyme de froid puisqu’on se rapproche de l’Antarctique, à suivre!

 

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Commentaires : 4
  • #1

    Dan Audet (mardi, 19 septembre 2017 10:03)

    Salut les braves amis! On suit avec enthousiasme votre périple qui vous apporte définitivement satisfaction et qui nécessite courage, patience et débrouillardise 101! On pense à vous et vous souhaite que tout aille bien pour la suite!

  • #2

    Christine Tremblay (mardi, 19 septembre 2017 16:26)

    Quelle aventure, effectivement le téléphone vous simplifierait la vie.....Mais quelle expérience! Merci pour les photos XX

  • #3

    Karine V (mercredi, 20 septembre 2017 04:03)

    Wow, j'ai toujours hâte de lire vos chroniques de voyages. Une question, pourquoi choisir de partir sans téléphone?
    Gros bisous à tous xxxx

  • #4

    Véro (dimanche, 08 octobre 2017 18:40)

    WOW ! J'adore suivre vos aventures. Les filles manquent à Cedric et Kassandre. Marie, je bois une coupe de vin en te lisant...et je m'ennuie de toi. Tu me fais voyager...merci.
    Gros câlins à toute la famille.